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Un peu d' histoire

Mardi 22 Juillet 2008 à 22:08

Publié par yoggie44 dans la sorcellerie

A L' aube de l' humanité, certains sorciers et sorcières mettaient leurs pouvoirs au service du mal, dans ces temps farouches. Cependant, la plupart utilisaient leur magie à bon escient, guidaient et protégeaient les humains. Il y avait parmi eux Vaïnamoinen, le sage Math, Manannan le héros solaire et Merlin (il fut l' un des derniers enchanteurs très proches de la nature. D'après la légende, il ne mourrut pas, mais se laissa charmer par une fée qui le plongea dans un très long sommeil magique dont il doit s' éveiller un jour pour venir en aide à ses compatriotes)

La 1 ère fois où des gens ont été condamnés et brûlés pour sorcellerie, c'était au XII ème siècle. En 1459, 2 individus ont été accusés de sorcellerie, et apès bon nombre de tortures, ils dénoncèrent plusieurs de leurs  complices. En mai 1460, ils furent tous brûlés avec le signe du diable sur la tête. La répression de la sorcellerie a vraiment débuté vers 1420-1430, en Europe, à partir d' une zone bien définie qui comprend Le Dauphiné, Les Alpes, Le Jura, c'est-à-dire la région où, depuis le XIII ème siècle, s' étaient installées des colonies vaudoises. Bien entendu, il était bien commode de se débarrasser des sorcièrs, mais aussi, par la même occasion, des hérétiques.En 1486, grâce à l'apparition de l' imprimerie, un livre intitulé "le marteau des sorcières"(Malleus Maleficarum) vit le jour. Il fut jusqu' au XVII ème siècle le manuel de base de la chasse aux sorcières, mais ce fut la bulle du pape Innocent VIII qui donna le coup d' envoi à la chasse aux sorcières (publié 2 ans auparavant) dans laquelle il écrit ceci : "Récemment, en effet, il est parvenu à nos oreilles, non sans nous causer grande peine, que, en certaines régions de Germanie supérieure, tout comme dans les provinces, cités, territoires, districts et diocèses de Mayence, Cologne, Trèves, Salzbourg et Brême, maintes personnes de l' un et l'autre sexe, oublieuses de leur propre salut, et déviant de la foi catholique, se sont livrées elles-mêmes aux démons incubes et succubes : par des incantations, des charmes, des conjurations, d' autres infamies superstitieuses et des excès magiques, elles font dépérir, s' étouffer et s' éteindre la progéniture des femmes, les petits des animaux, les moissons de la terre, les raisins des vignes et les fruits des arbres."

Au début du XII ème siècle, la chasse aux sorcières fut d' une fermeté jusqu' alors inégalée : les sorcières ont renié Dieu, ce sont des hérétiques qui ont pactisé avec le diable, on ne peut pas les ramener dans le droit chemin, elles méritent donc la mort. Voilà l' idée principale qui influençait les jurés à cette époque. De ce fait, lorsqu' on était accusé de sorcellerie, il était pratiquement impossible d' échapper au bûcher. Les femmes étaient les principales victimes, car du fait même de l' aspect de leur corps, où tout se passe à l' intérieur, leur sensibilité, leur connaissance des vertus des plantes et bien entendu leur mise en marge dûe à leur manque d' instruction imposé par les hommes en faisait des victimes toutes désignées. Par contre, les magiciens, condamnés eux aussi, étaient des savants et des érudits.

Mais des voix commencèrent à s' élever contre toutes ces mesures et certains savants et médecins firent entendre qu' une explication rationnelle pouvait être apportée à tous ces phénomènes dont les sorciers étaient tenus pour responsables.

Des affaires éclatèrent dans les couvents et certains ecclésiastiques furent accusés de sorcellerie. Alors, les magistrats commencèrent à être plus cléments, une religieuse fut même acquittée en 1664! Le droit d' appel des condamnés à mort commença à être respecté, et les peines se voyaient atténuées, les condamnés à mort devenaient de simples bânnis. Cette pratique fut d' abord exercée au tribunal de Paris, puis elle s' étendit à la france entière progressivement. Mais c' est seulement en 1682 qu' est sortit un édit national concernant les magiciens, les devins, les empoisonneurs et les sorciers qui stipulait qu' il fallait apporter des preuves matérielles à l' accusation (par exemple du poison), et non des témoignages de suspition. De ce fait, le crime démoniaque n' avait plus de raison d' être et tomba progressivement dans le mythe des croyances et des superstitions. Au cours du XVIII ème siècle, la chasse aux sorcières était officiellement terminée.

C'est seulement au cours du XIX ème siècle que la sorcellerie a commencé à renaître, mais cette fois-ci à travers l' art écrit (les frères Grimm), la peinture (Francisco de Goya) et sous un tout autre aspect : autrefois vieille et laide, la sorcière d' aujourd' hui est plutôt représentée jeune.Cependant le côté néfaste de la sorcière reste bien ancré dans les mentalités.

source : Les sorcières, fiancées de satan

               Les mondes enchantés : sorcières et magiciens

Qu'est ce que la sorcellerie?

Mardi 22 Juillet 2008 à 22:06

Publié par yoggie44 dans la sorcellerie

A L' aube de l' humanité, magiciens et sorciers avaient beaucoup de pouvoirs : les flots et les vents obéissaient à leur voix, ils pouvaient déshorbiter les planètes, pouvaient faire surgir des peuples dans des endroits déserts et pouvaient transformer leur apparence et celle des autres. Ils pouvaient guérrir les malades et les infirmes, ou au contraire rendre quelqu' un de valide et en très bonne santé,très malade et dépendant. De plus, ils connaissaient l' avenir.

Plus tard, le sorcier est devenu un individu capable de modifier le destin d' un autre individu (sors en latin signifie "sort" ou "destin") au moyen de procédures rituelles ou symboliques. La forme la plus connue consiste à "jeter un sort" d' où les termes synonymes de sortilège ou de maléfice. Seulement, à partir des premières années du XV ème siècle, le sens du mot sorcier a évolué pour signifier plus précisément l' origine démoniaque du pouvoir des sorciers. La sorcellerie est ainsi devenue aux yeux de ses théoriciens une antireligion dont les adeptes, les sorciers, se vouaient au culte du diable. C'est à cette époque que s' installe l' image, encore présente aujourd' hui, de Satan responsable de tous les malheurs, et Dieu, fauteur du Bien. Mais il ne faut pas oublier que la sorcière est avant tout un individu (homme ou femme) très proche de la nature, qui connait les propriétés des plantes et qui sait les utiliser. Bien entendu cette connaissance est transmise de génération en génération et le secret est si bien gardé que les non initiés ont bien du mal à accepter que la sorcellerie soit une science rationnelle. Très proche de la nature, la sorcellerie est même aujourd'hui perçue comme une science occulte enrichissante qui permet de mieux se connaître soi-même.

source : les sorcières fiancées de Satan

               les mondes enchantés : sorcières et magiciens

L' appel du diable

Vendredi 01 Août 2008 à 13:58

Publié par yoggie44 dans la sorcellerie

Si on en croit les grimoires et les traités de magie retrouvés, beaucoup de magiciens évoquaient les démons.

Le diable commandant à 6 légions, chacune se composait de 66 cohortes, chaque cohorte comptait666 compagnies et chaque compagnie 6666 démons. Ce qui fait au total plus d' un milliard!...

Les magiciens qui évoquaient les démons avaient en échange de leurs services un prix fort à payer : celui du don de leur âme et de leur corps à Satan.

Il existait un grand nombre de formules pour faire appel à un démon, mais le mode opératoire reste le même : l' officiant devait tracer un cercle autour de lui, en prenant garde de ne rien laisser dépasser, sous peine d' être damné. Ce cercle devait mesurer 9 pieds de diamètre, soit sur un plancher avec un morceau de charbon, soit sur la terre nue avec la pointe d' une épée ou avec un couteau de cérémonie nommé arthame. Ces cercles pouvaient contenir des cercles plus petits ou des pentacles. On y inscrivait les différents noms de Dieu et d' autres formules de protection en caractères hébraïques ou arabes.

Le cercle ne devait être brisé à aucun prix. Il était considéré comme un symbole d' éternité, car il n' avait ni commencement ni fin. C' était la protection de l' officiant contre les forces du mal.

Mais faire un pacte avec Satan permettait d' obtenir une haute charge, et bien plus encore. En échange de son âme, en renonçant au bien sous toutes ses formes, on pouvait acquérir des pouvoirs s' étendant à la nature toute entière, et combler le moindre de ses désirs.

Quelques exemples de démons :

Eurynome : prince de la mort, se nourrissait de cadavres. Les magiciens qui voulaient tuer avaient recours à ses services. Il avait un mufle de goule, des crocs aigus, des pieds et des mains armés de griffes.

Ronwé : il pouvait traduire toutes les langues, était une sorte de crapaud aux grandes oreilles et à la queue fourchue

Xaphan : il était chargé d' attiser les flammes de l' enfer. Toujours armé d' un soufflet, il était hideux

Orobas : il se montrait sous la forme d' un homme ou celle d' un cheval. Il connaissait le passé de l' histoire et savait prédire l' avenir.

Astaroth : il paraissait quelquefois sous sa forme initiale d' ange déchu, son visage déformé par le mal, et ses ailes brisées. C'était le grand duc des enfers. D' autres fois, il avait les traits d' un homme. Il exhalait une telle puanteur que les magiciens qui l' évoquaient prenaient la précaution de porter un anneau d' argent, censé les protèger contre les miasmes infernaux émanant de sa personne. Comme Orobas, il connaissait parfaitement le passé et pouvait prédire l' avenir, et il possédait une parfaite connaissance des arts magiques ou profanes.

source : Les mondes enchantés : sorciers et magiciens

Méthodes utilisées par les sorciers

Mardi 22 Juillet 2008 à 19:40

Publié par yoggie44 dans la sorcellerie

Afin de nuire, les sorciers utilisent plusieurs techniques :

- la poudre de sorcier : tantôt noire, tantôt blanche, tantôt d' une autre couleur

- leur haleine : il a été rapporté que certains sorciers tueraient avec leur haleine

- le toucher : certains racontent que les sorciers seraient capables de manipuler ceux qu' ils touchent, ou bien de provoquer chez eux une déperdition de force ou de richesse.

- le regard : le regard du sorcier est très redouté. Il est aussi nommé "le mauvais oeil". Il se pose sur un homme, un animal, et emporte sa santé et celle de sa famille, son sang, ou un bien convoité.Dans la paysannerie, le mauvais oeil était considéré comme une sanction envers un paysan qui avait trop bien réussi. Il ne fallait pas être heureux ou riche afin de ne pas attirer le mauvais oeil. Cependant, il existerait des rituels afin de combattre cette malédiction, grâce à des amulettes pour l' éviter, ou bien, une fois le mauvais oeil diagnostiqué, aller voir "la femme qui sait combattre le mauvais oeil". Elle sait repousser le mauvais sort grâce à des incantations magiques.

Pour les villageois, les sorcières étaient hostiles à toute forme de vie qui croissait paisiblement.Certaines descendaient de créatures vouées au mal depuis des temps immémoriaux et dont les pouvoirs étaient innés. D' autres avaient vendu leur âme au diable (tout comme leurs savants confrères, les magiciens des villes) en échange de pouvoirs magiques. Les sorcières pouvaient faire périr les récoltes sur pied ou déssècher le grain, lui ôtant de la sorte toute vertu nutritive, susciter les vents qui brûlent les plantes, faire tomber les pluies dévastatrices, tarir le lait ou le faire tourner et empêcher le beurre de prendre. Elles pouvaient rendre les hommes impuissants et les femmes stériles, et par le regard, provoquaient attaques et congestions. On les soupçonnait de dévorer les petits enfants, à qui elles portaient une haine terrible, car ils étaient le symbole vivant de la perpétuation de l' espèce humaine.

Cependant, les villageois acceptaient qu' il existe de "bonnes" sorcières qui conjuraient les maléfices. Il s' agissait des guérisseurs qui avaient un don héréditaire. Elles servaient de sages femmes et d' accoucheurs. Elles savaient quel temps il allait faire, découvrir les objets perdus et parfois prédire l' avenir.

sources : les sorcières fiancées de satan

                 les mondes enchantés : sorcières et magiciens

Le sabbat

Mardi 22 Juillet 2008 à 20:57

Publié par yoggie44 dans la sorcellerie

Pour aller au sabbat, sorciers et sorcières s' enduisaient le corps d' un onguent spécial à l' aide d' une baguette qu' ils plaçaient entre leurs jambes, grâce à laquelle ils pouvaient s' envoler et se rendre au lieu du sabbat. Au cours de ce sabbat, ils avaient rendez-vous avec le diable, qui prononçait alors un sermon contre le christianisme. C'est la fête de satan, qui peut apparaître sous différentes formes : bouc, ou grand homme noir ; il y a aussi des démons à l' aspect de boucs et de moutons. Les sorciers devaient alors renoncer à la religion, exécrer Dieu, La Vierge, cracher sur le crucifix.

Tous, sorciers, démons entraient dans une danse, satan jouant de la flûte.IL régnait une énorme confusion, certains chantaient sans s' écouter mutuellement. Les danses s' achevaient, les corps se mêlaient sans tabous. La frénésie était telle que les liens familiaux étaient obsolètes. Puis suivait un énorme banquet très festif où on trouvait de tout, sauf du sel, car le sel représente l' immortalité, que le diable déteste.

Ensuite, chacun devait rendre compte de ses actes devant Satan. Plus ils étaient abominables et méchants, plus cela plaisait à l' assemblée. Gare à celui qui était trop gentil, il était mis à l' écart par les autres, et quelquefois maltraité.Après cela, Satan s' assurait que ses esclaves renonçaient à Dieu, au genre humain, au paradis, et qu' ils lui seraient toujours fidèles.Puis le sabbat se terminait par une messe noire.

source : les sorcières, fiancées de Satan

               histoire de la sorcellerie

 
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